Mais s’il y a un sens du réel, et personne ne doutera qu’il ait son droit à l’existence, il doit bien y avoir quelque chose que l’on pourrait appeler le sens du possible.
L’homme qui en est doué, par exemple, ne dira pas : ici s’est produite, va se produire, doit se produire telle ou telle chose ; mais il imaginera : ici pourrait, devrait se produire telle ou telle chose ; et quand on lui dit d’une chose qu’elle est comme elle est, il pense qu’elle pourrait aussi bien être autre.Robert Musil, L’Homme sans qualités.
Traduction de Philippe Jaccottet

À propos de l’auteur
Je suis né à Mulhouse en 1950. Les espaces naturels de ma région ont tenu un grand rôle très tôt. Ils ont été à la fois un lieu de travail, de liberté et d’apprentissage. J’ai entrepris par ailleurs des études de lettres pour mieux m’imprégner de la réalité des textes et pouvoir la partager avec des classes d’élèves.
Je regrette de ne pas savoir jouer d’un instrument. Le langage musical me semble parfois plus accompli et plus novateur que celui des mots.
Les créations musicales contemporaines m’interpellent fortement en tout cas.
Projets en cours
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Vies d’arbres
Découvrir le projet → : Vies d’arbresUn projet de beau livre collaboratif piloté par la Médiathèque de Saint-Croix-aux-Mines et la CCVA.Avec à la basse, Claire Bouvier…
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Charriage
Découvrir le projet → : CharriageUn recueil de poésie encore incomplet comportant pour le moment : Un long poème liminaire à propos du tableau d’Edward…
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Quand j’ai fait la rencontre de Jonas Benda
Découvrir le projet → : Quand j’ai fait la rencontre de Jonas Benda[Roman à l’état de manuscrit] L’histoire commence à propos d’un livre problématique. Son auteur, un certain Sami Goldkorn, y prétend…
De la poésie aux romans
Mes premiers écrits sont des poèmes en vers libres imprégnés d’un lyrisme qui a été jugé rilkéen.
La recherche d’une musicalité élégiaque caractérise en tout cas ces poèmes généralement courts.

Publications
2011,
un roman où les destins se heurtent
La chambre de Balsam
Un jeune médecin de campagne reçoit des lettres anonymes questionnant le passé de sa femme. Un mort bien dérangeant et sur la présence duquel on vient sans cesse de buter. Quelqu’un qui veut savoir s’il est possible de prévoir sans faille les détours de la conscience d’un autre. Un individu agonisant et inerte est étendu dans une chambre de sa demeure, ainsi que d’autres personnages…
Tous tissent la matière de ce roman alors que, quelquefois, les événements mettent rudement à l’épreuve les faiblesses des protagonistes.
La recherche principale a consisté à imprimer une dimension lyrique à des composantes somme toute banales grâce à leur mise en contact.
2014,
un roman à la poésie douce-amère
Celui qui attendait le retour de l’herbe
Qui a volé au fond de leur tiroir les économies de la défunte madame Frison ? Pourquoi son locataire tient-il autant à le savoir ? Pourquoi la vieille dame malicieuse disait-elle toujours de son vivant : « Tiens, tiens ! Tiens donc ! Mais oui ! » ? Pourquoi le frère de la jolie Clémence est-il aussi peu sympathique ? Pourquoi un jardinier méticuleux souhaite-t-il que l’herbe réprimée retrouve partout ses droits ?
L’histoire de celui qui attendait le retour de l’herbe, sans être celle d’un pompier pyromane n’en est pourtant pas loin.
Un roman à la poésie douce-amère qui a aussi la dimension d’un conte philosophique.
Extrait
La beauté silencieuse et salubre des plantes éveille en moi des sympathies profondes. Tout est toujours en elles d’une propreté miraculeuse. Pas de sang tumultueux, l’avez-vous remarqué ? Pas d’entrailles malodorantes. Pas de cœur chaotique. La sève circule sans heurts le long de leurs tiges altières. Et pas non plus de bruyante déglutition. Une absorption continue, sereinement concentrée. Pas de cris au moment des amours, de glapissements, de feulements, de brames ou de halètements. Une calme éclosion, des parfums de nectaires, des pollens qui voyagent au vent ou sur le corps affairé des insectes.
2016,
un roman
Les papillons d’Alfred Bindler
« Ces papillons ne sont pas que des insectes épinglés dans des cases. Ils deviennent – c’est tout le charme du roman – les petites madeleines de Proust qui permettent à Bindler de rechercher le temps perdu du fil de sa vie, et, peu à peu, de comprendre comment vivre au mieux le temps encore offert. Cette quête ira-t-elle jusqu’à lui faire découvrir la fameuse phalène blanche (Angerona perfecta) que personne n’a jamais vue ? En tout cas, ce livre casse les épingles, ouvre les cases et invite à l’envol. »
Jacques Fortier
2015, un livre évènement
L’Alsace nature
Un livre anniversaire édité pour les 50 ans de l’association Alsace nature par Le Verger Éditeur.
Sous la forme d’un un abécédaire, de “Abeille” à “Zygènes”, ce sont 104 textes, en forme de coups de gueule ou de coups de coeur, toujours poétiques et amoureux de la nature, qui rappellent les nombreux domaines où l’association Alsace Nature a agi, et agit toujours : contournements routiers, grand hamster, nucléaire (Fessenheim), et tant d’autres…
L’illustratrice Caroline Koehly accompagne ce florilège au fil des pages.
2016, une poésie circulaire
Aurores des lichens
38 années séparent la parution d’Aurores des lichens de celle de Appartenance à la vie. Pourquoi ? J’avais fait bien des choses entre temps… Mais la véritable raison était que je cherchais un moyen d’expression qui ne se contenterait pas d’additionner des moments privilégiés pour en faire des recueils. Je voulais quelque chose de plus bâti, qui traduirait une démarche. L’écriture romanesque avait ce pouvoir.
Ici, les photographies d’Olivier Klencklen ne sont pas de simples illustrations. Elles forment un deuxième langage qui entre en dialogue avec la poétique du vivant que proposent les textes.










